À Propos de Nazife

Nazifé Güleryüz-Yegenaga vécut en Suisse à partir de 1962 ; peintre réaliste d’origine turque, elle s’est fort bien acclimatée au Vieux-Pays, puisqu’elle a habité Sion de 1965, jusqu’à son décès en 2009.

Elle a exposé ses toiles plusieurs fois en Suisse, notamment dans le ‘canton du Valais, à Paris, en Turquie, en Belgique, en Italie et en Principauté de Monaco.

Maurice Zermatten, à Sion, ancien Président des écrivains suisses, parlant de sa palette, note : « Sa vénération presque exclusive des tons de l’automne, ses variations sans cesse reprises sur les couleurs des feuilles mortes, mélancolie’ innée ou besoin physiologique et esthétique à la fois de prouver que tout ce qui existe est menacé par le vieillissement, par la rouille qui entraîne la destruction et la mort ! »

Nazifé Güleryüz, c’est une portraitiste accomplie. Elle excelle dans la réalisation de nus, paysages, natures mortes, etc… Voici ce que disait d’elle la Revue de l’Association culturelle de Paris, à propos du premier prix qu’elle a reçu en décembre 1976 dans la catégorie des figuratifs classiques : « La ferveur de ses interprétations, jointe à un sens inné de ce qui est digne d’être peint, rassure tous ceux pour qui la figuration traditionnelle de qualité demeure un genre éternellement valable ».

En 1967, elle a obtenu le premier Prix de l’Académie Brera à Milan, avec un nu, « Dessin noir-blanc ».

En 1974, deuxième Prix international de l’Association culturelle de Paris avec un portrait d’enfant à l’huile, intitulé « Prière ».

De 1974 à 1984, elle a représenté la Suisse au Grand Prix International d’Art contemporain sous le Haut patronage de SAS le Prince souverain et de la Princesse de Monaco.

En 1976, premier Prix international et diplôme d’honneur pour le portrait de jeune fille à l’huile « Azizé ».

En 1987, elle est récompensée d’un diplôme d’honneur et la médaille d’argent par la Société culturelle de Paris « Art et Lettre », pour la couverture de la revue « Visage du XXe siècle », grâce à un portrait d’enfant « Chagrin ».

En 1990 elle est invitée à Antalya, en Turquie, pour exposer ses œuvres sur le sujet de St-Nicolas au musée d’archéologie, 30 tableaux restés dans la ville.

En 1991, Nazifé Güleryüz met à disposition de l’UNICEF une série d’études sur le St-Nicolas, qui serait, selon la légende turque, né dans ce pays. Trois sujets ont été choisis, soit « Rêve de minuit », « Atterrissage magique de St-Nicolas » et « Père Noël à Istanbul », qui seront édités en cartes postales par l’organisation internationale. La ville d’Antalya, lieu de naissance de St-Nicolas, a honoré Mme Güleryüz pour son apport fait à la culture et à l’art de la Turquie.

La plupart de ses œuvres appartiennent à des collections privées.

L’artiste figure également dans le répertoire des artistes suisses (1980-1990), édité par l’INSTITUT SUISSE POUR L’ETUDE DE L’ART.

Notice biographique

D’origine TURQUE, elle est née à Ankara en1928. Elle a hérité de son père, homme politique, le goût de l’action, et de sa mère, de noble famille, des dons artistiques et une certaine sensibilité romantique.

Très proche de la nature, elle a passé son enfance dans le sud de la Turquie, à Ceyhan, pays de soleil, où elle a fait ses classes à l’école primaire, puis sa jeunesse à ADANA, pour 5 ans d’études à l’Institut des Jeunes Filles, où elle a suivi des cours de Mode et de Dessin, ainsi que des cours d’Ecole Ménagère, jusqu’en 1945, 1946.

Dès cette époque, elle a remporté plusieurs Prix de Portraits en Turquie. Après avoir eu deux filles, Azizé et Gülüş, d’un premier mariage, elle s’est installée en Suisse avec son second époux, le Dr. Selçuk Güleryüz, exerçant la profession de chirurgien-dentiste à Sion. Là, NAZIFE GÜLERYÜZ a consacré son temps à la peinture et à réaliser son rêve de jeunesse, soit d’obtenir le Diplôme des Beaux-Arts.

Depuis la Suisse, l’Artiste a eu l’occasion d’exposer dans plusieurs pays d’Europe. Elle a gagné des prix de différentes Académies et des concours à l’étranger (Milan et Paris notamment) et en Suisse.

Décédée le 24 décembre 2009 en Valais, Mme Güleryüz repose aux côtés de ses parents, à Adana.